QU’EST-CE QUE LA SOPHROLOGIE ?
Définition/Étymologie/ Les sources de la Sophrologie /La conscience humaine
La Sophrologie est une discipline permettant de développer nos capacités personnelles et d'améliorer ainsi l'existence quotidienne de ceux qui la pratiquent. La Sophrologie permet de dynamiser de façon positive les qualités et les ressources dont nous disposons.
Le développement des technologies et l'amélioration des conditions de vie ont entrainé paradoxalement l'explosion de ce nouveau fléau du troisième millénaire qu'est le mal de vivre. La Sophrologie se penche sur l'évolution des approches concernant la compréhension et la "prise en charge" de nos semblables.
De plus elle part de l'idée que la réponse aux problèmes qui se posent est souvent en nous ; qu'elle doit passer par une évolution de chacun vers un mieux être et un mieux vivre. C'est à cette approche, avec ses pratiques que nous invite la Sophrologie.
Grâce à des exercices simples et accessibles à chacun, la Sophrologie va nous aider, non seulement à acquérir, mais aussi à maintenir, au cours de notre existence quotidienne, notre autonomie, notre confiance en nous, notre harmonie physique et mentale et notre capacité de projets.
Définition de la Sophrologie devenue Sophrologie Caycédienne
La Sophrologie prend naissance en 1960. Des congrès internationaux sont donnés par la professeur Caycédo réunissant les plus grands noms de la médecine à travers le monde. L'approche et les concepts sont révolutionnaires et intéressent grand nombre de médecins. le phénomène est comparable à celui de la naissance de la psychanalyse avec Sigmund Freud.
Mais comme le terme de Sophrologie n'est pas un terme déposé, bien qu'il soit un néologisme, certains s'en emparent et l'associent à d'autres pratiques, certaines louables et d'autres tout à fait farfelues.
Le professeur Caycédo voyant le terme en lui même être galvaudé et l'approche dénaturée, prend l'initiative de déposer le qualificatif "caycédienne" afin que le grand public puisse s'y retrouver. La Sophrologie devient Sophrologie caycédienne. Le terme est protégé légalement et désigne une Ecole scientifique.
Voici la définition de la Sophrologie caycédienne telle qu'elle a été présentée dans la Déclaration de Genève par le Pr. Caycédo lui-même en 2001 :
"SOPHROLOGIE" est un terme créé par le médecin neuropsychiatre espagnol Pr. Alfonso Caycédo, pour désigner une méthode scientifique qu'il a conçue pour maîtriser l'équilibre corps-esprit, pour l'étude de la conscience et pour la conquête des valeurs de l'homme, avec des procédés vivantiels (voir lexique) qui lui sont propres et originaux."
ÉTYMOLOGIE
L'origine du terme "Sophrologie" se comprend en remontant historiquement à la Grèce antique et notamment aux dialogues du philosophe Platon qui utilisa le mot "sôphrosunè" signifiant paix spirituelle, tempérance, repos. Caycédo s'en inspira et créa le mot Sophrologie à partir de racines grecques :
SOS : harmonie
PHREN : esprit
LOGOS : science ou discours
Ces racines permettent de comprendre la richesse d'application de cette discipline puisque la Sophrologie est à la fois une science, un art de vivre et une philosophie.
Science de la conscience car portée par un médecin neuropsychiatre, évoluant dans un milieu médical et faisant l’objet constant de recherches scientifiques.
Art de vivre car en recherche de l’harmonie physique et mentale, de la sérénité et de la paix intérieure. Elle équilibre l’être humain, lui redonnant confiance par ses procédés permettant d’unir le corps et l’esprit. Elle constitue une véritable voie de développement personnel.
Philosophie phénoménologique et existentielle car elle permet à chaque individu de rechercher les valeurs propres de son existence et débouche sur un nouveau regard sur la vie, plus riche et plus ouvert, générateur d’espoir et de projet.
LES SOURCES DE LA SOPHROLOGIE
Ce schéma permet d’évoquer les multiples voies que la Sophrologie a explorées en créant sa propre discipline. Les noms des personnalités ou les méthodes étudiées figurent sous chaque source ou pays.
Toute nouvelle discipline tire son existence de connaissances antérieures, ce qui permet la création de nouveaux concepts.
La pensée grecque
Hippocrate démontre que l’équilibre entre le corps et l’esprit, qui ne peuvent être traités séparément, détermine la santé alors que le manque ou l’excès sont facteurs de maladies.
Platon inspire certains des concepts fondamentaux de la Sophrologie dont l’état de sérénité et de bien-être qu’il préconisait. De plus, il est à l’origine du traitement par des paroles calmes et régulières. Ceci se retrouve dans le terpnos logos, c’est-à-dire la parole du sophrologue qui s’adresse au participant. Ce mode de discours basé sur la raison apporte le niveau de conscience appelé en Sophrologie le niveau Sophroliminal (voir l’onglet : une séance type).
Enfin, la Sophrologie puise dans la Grèce classique la suspension du jugement, c'est-à-dire l’épokhé. Cette prémisse de l’attitude phénoménologique face à l’existence est l’un des fondements de la Sophrologie. Elle doit aussi à la Grèce une grande partie de sa sémantique.
L’orient
Les diverses traditions ancestrales d’éveil de la conscience que l’on trouve en orient restent des exemples de premier ordre dans l’exploration de la conscience humaine.
La Sophrologie ne vise pas une conscience supérieure comme dans ces pratiques mais plutôt l’acquisition d’une nouvelle conscience au quotidien dans laquelle se développent une présence à la vie, une capacité d’exister.
Le Raja-yoga est à l’origine de la méditation et de différents exercices d’activations corporelles permettant une meilleure conscience de la présence du corps, des exercices de respiration, d’apprivoisement des cinq sens et de contemplation.
Il est une discipline du corps et de l’esprit utilisant les énergies de l’homme pour le déconditionner et permettre sa libération physique et mentale.
Le bouddhisme traditionnel et le Zen Japonais
La Sophrologie s’est inspirée de la philosophie bouddhiste, mais celle-ci connait certains dogmes auxquels chaque individu est libre d’adhérer ou non et qui sont complètement indépendants de la pratique sophrologique.
Ce qui intéresse la Sophrologie, c’est la méthodologie de la méditation, la recherche d’états supérieurs de conscience. (Voir schéma états et niveaux de conscience)
La pratique du Zen est extrêmement intéressante pour l’étude de la conscience. Nous pratiquerons donc la posture même, la respiration, le point Hara, centre de gravité et point de convergence de l’énergie du corps.
Nous garderons aussi de la pratique du Zen l’abandon de toute pensée en apprenant à contrôler notre écran mental et l’apparition de pensées « parasites ». Le but étant d’entraîner la présence à soi-même, dans l’ici et maintenant.
L’hypnose
La Sophrologie, tout en reconnaissant les résultats probants de l’hypnose et s’en étant même inspiré constate qu’elle n’englobe pas les multiples aspects et la finalité de la discipline. L’hypnose a donc céder la dépendance hypnotique pour l’autonomie du participant. Ainsi la Sophrologie induit la démarche personnelle de l’individu à travers un vécu physique, émotionnel et mental qui n’appartient qu’à lui et qui émerge seulement de lui.
La relaxation
Deux méthodes, celle de Schultz, à point de départ mental et celle de Jacobson, à point de départ musculaire sont à la base de toutes les autres et inspirent la Sophrologie notamment lors de la sophronisation de base (voir l’onglet : une séance type).
La phénoménologie
La phénoménologie, c’est la conversion du regard, c’est-à-dire un regard nouveau, sans idée préconçue, porté sur toute chose. C’est l’apprentissage de la liberté d’esprit, de l’ouverture et de la créativité. Cela donne toute son actualité et sa modernité à la Sophrologie. Cette démarche réhabilite chacun de nous dans son individualité et fait apparaitre nos spécificités et nos originalités.
La phénoménologie a pour fondement l’étude du phénomène, de ce qui apparaît spontanément à la conscience. Lors des séances d’entraînement sophrologique, surgissent des sensations corporelles, des sentiments, des impressions. Apprendre à les capter sans idée préconçue, avec un regard neuf, comme si c’était la première fois, débarrassé de nos interprétations habituelles, permet de nous enrichir et crée de nouvelles relations avec les êtres et les objets qui nous entourent.
Lorsque nous affirmons que la Sophrologie est une philosophie, nous entendons la recherche d’une existence positive nouvelle axée sur les valeurs essentielles de l’être humain. L’attitude phénoménologique va nous aider à trouver et découvrir ce qui a valeur pour nous et va nous aider à exister. Les séances d’entrainement procurent donc une transformation positive profonde, un enrichissement de notre être et offrent une nouvelle existence, un nouveau quotidien au travers d’une liberté redécouverte.
A la fin de la séance, la description des phénomènes apparus les fixe et permet de nouvelles acquisitions.
LA CONSCIENCE HUMAINE
En Sophrologie, la Conscience est considérée comme une force intégrant tous les éléments et toutes les structures physiques et psychiques de l’existence. C’est elle qui anime la personne en tant qu’être humain.
Elle est à la fois universelle et individuelle.
Universelle car elle permet à l’Homme, par la démarche phénoménologique, d’atteindre les structures et essences universelles.
Individuelle car elle tient compte des contenus différents pour chaque être humain, ce qui l’individualise.
L’Homme étant le seul être vivant à avoir conscience de son existence, peut donc dévoiler en lui-même ses structures profondes et découvrir les valeurs fondamentales de son existence, ses qualités et ses ressources.

